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The A Festival : bien plus qu’un festival asiatique

La première édition de « The A Festival » aura lieu les 24 et 25 octobre 2026. Très attendu des fans, cet événement réunira des artistes venus de Thaïlande, du Vietnam, de Corée du Sud et bien d’autres pays ! À l’approche de ces deux jours de festivités, ActuKoncerts a rencontré Emmanuelle Hamelin et Marie-Pierre Medouga-Ndjikessi pour une interview exclusive. Retrouvez dans cet article la genèse du festival, et l’ambition des organisateurs qui dépasse un simple événement.

Et si The A Festival était moins l’aboutissement d’un projet, que le début d’une nouvelle manière de faire circuler les cultures asiatiques en Europe ?

The A Festival est né de la volonté de créer un Objet De Rencontre Asiatique Non Identifié (ODRANI). Un festival capable de dépasser les frontières, d’une seule scène ou d’un seul pays. The A Festival entend réunir musique, fiction, rencontres, et découvertes autour d’une programmation résolument tournée vers l’Asie. A travers les échanges avec Emmanuelle Hamelin et Marie-Pierre Medouga-Ndjikessi, deux des trois fondateurs du projet, une ambition se dessine. Il s’agit d’inscrire durablement les cultures asiatiques dans le paysage culturel européen.

EMMANUELLE HAMELIN

Fondatrice et présidente de 5 Oceans Entertainment, une entité internationale spécialisée dans le divertissement et les cultures urbaines asiatiques ainsi que les passerelles entre l’Asie et l’Europe.

Depuis 25 ans, elle évolue entre production, événementiel, marketing, communication et développement international, avec un parcours qui l’a menée du secteur du luxe à la production artistique et audiovisuelle.

MARIE-PIERRE MEDOUGA-NDJIKESSI

Responsable du bureau européen des relations publics de 5 Oceans Entertainment, elle intervient sur l’ensemble des relations avec les publics de The A Festival.

Juriste de formation, attachée de presse par passion et spécialiste des relations avec les publics depuis plus de 30 ans. Fondatrice de l’agence MP & C, elle accompagne artistes, institutions et organisations dans leurs relations médias, leurs partenariats ou mécénats et leurs stratégies de communication.

Un festival pensé au-delà des frontières

The A Festival part d’un constat simple : l’intérêt du public européen pour les cultures asiatiques ne cesse de progresser. Toutefois, l’offre proposée reste encore largement fragmentée.

K-pop, J-pop, T-pop, K-drama, BL, GL, K-beauty évoluent dans des circuits distincts, alors qu’ils s’adressent parfois au même public. L’idée de The A Festival est justement de créer un espace où ces différentes expressions peuvent se rencontrer.

Le choix du nom lui-même participe à cette volonté d’ouverture : « A » comme Asie, Artiste, Audience… Le festival ne souhaite pas être enfermé dans une identité nationale, ou dans une seule industrie culturelle. Cette première édition constitue ainsi une première étape. La volonté affichée est de pouvoir progressivement accueillir davantage de pays, d’artistes, de disciplines et de propositions.

Une approche qui place d’emblée le projet dans une perspective européenne.

Ce festival se pense comme un espace de circulation, de découverte et de dialogue. Il est plus qu’un simple rendez-vous consacré aux cultures asiatiques. L’objectif n’est pas seulement de faire découvrir ces cultures au public européen. Il s’agit de créer un échange dans les deux sens. C’est un festival pour s’enrichir mutuellement, où chacun peut apporter son regard, son expérience et sa culture.

Une scène réunissant plus de 20 artistes

Pour cette première édition, The A Festival voit les choses en grand. Plus d’une vingtaine d’artistes sont annoncés pour faire découvrir la richesse et la diversité des scènes asiatiques. La programmation prévue dépasse les frontières musicales et culturelles.

Au total, 14 heures de concerts sont prévues sur l’ensemble du week-end.

La particularité du festival tient aussi à la manière dont cette programmation s’est construite. Artistes, agences et acteurs invités ont eux-mêmes pu apporter leurs idées et leurs envies, intégrées ensuite à la programmation. Ils ne viennent donc pas simplement présenter leur travail, ils participent également à la construction de l’expérience proposée au public.

L’expérience ne s’arrête pas à la scène : workshops, ateliers, masterclass, et rencontres viendront rythmer ces deux journées. Ce sont autant d’occasions exclusives offrant au public de découvrir de nouveaux univers et de partager sa passion.

Pensé comme un lieu de découverte et de rassemblement, The A Festival entend faire de chaque visite une expérience à part entière. C’est un lieu où les artistes, les cultures et les fans se rencontreront.

Une ambition clairement affichée par ses fondatrices : fédérer autour de ce projet et créer une véritable dynamique entre les différents acteurs qui le font vivre.

De la musique, mais pas seulement

La particularité de The A Festival tient également à sa programmation volontairement transversale.

Aux côtés des artistes musicaux prennent place des comédiens et des univers issus notamment du BL et du GL. Un choix qui témoigne de l’évolution des attentes des publics et de la manière dont les différentes industries culturelles asiatiques se répondent désormais.

Pour les organisatrices, il ne s’agit pas simplement d’additionner plusieurs types de contenus. L’enjeu est de proposer une expérience autour de la culture populaire asiatique dans son ensemble.

Cette volonté permet également de mettre en lumière des artistes et des productions encore relativement peu visibles sur le marché français et européen.

ODRANI, révélateur d’un public qui évolue

La présence du BL (boys’ love) et du GL (girls’ love) dans la programmation constitue sans doute l’un des marqueurs les plus significatifs de cette première édition.

Ces univers, longtemps considérés comme destinés à des publics de niche, ont progressivement gagné en visibilité à l’échelle internationale. Leur développement témoigne aussi d’une évolution des représentations et de la manière dont les nouvelles générations abordent les histoires d’amour, les identités et la diversité.

The A Festival s’inscrit dans cette transformation plutôt qu’il ne cherche à la provoquer artificiellement. L’intérêt du public français pour ces productions existe déjà. L’événement permet de donner à ce public l’occasion de rencontrer directement les artistes qui participent à cette évolution.

Dans cette logique, la programmation du festival devient aussi un indicateur : celui d’un marché français qui semble désormais suffisamment mature pour accueillir des propositions venues de différents horizons asiatiques.

Une ambition qui dépasse le simple événement

Au fil de l’entretien avec Emmanuelle Hamelin et Marie-Pierre Medouga-Ndjikessi, une autre dimension du projet apparaît : The A Festival n’a pas été pensé comme un simple rendez-vous isolé.

L’ambition est de construire progressivement une véritable plateforme autour des cultures et industries asiatiques en Europe.

Musique, cinéma, séries, mode, beauté, création digitale, médias ou encore rencontres professionnelles pourraient ainsi trouver leur place dans cet écosystème, à mesure que le projet évoluera.

L’exemple de Japan Expo constitue naturellement un point de comparaison intéressant : né autour de la culture japonaise, l’événement est devenu, au fil des années, un rendez-vous beaucoup plus large, consacré à la pop culture.

The A Festival pourrait suivre une logique comparable, mais avec une ambition géographique différente : penser l’Asie dans sa diversité, plutôt que de se concentrer sur une seule culture.

Faire venir les artistes : la partie invisible du projet

Derrière les scènes, les rencontres et les artistes présents se cache une réalité beaucoup moins visible pour le public. Faire venir en France des artistes provenant de différents marchés asiatiques implique une véritable mécanique de production.

Les différences culturelles et professionnelles, les attentes des productions, la logistique, les déplacements, les partenaires, la communication et les contraintes liées à chaque marché nécessitent de construire des équilibres parfois complexes. Le Festival devient alors un point de rencontre entre deux environnements professionnels qui ne fonctionnent pas toujours selon les mêmes codes.

Cette capacité à créer des passerelles constitue l’un des enjeux majeurs du projet.

Les médias, autres pièces maitresse

Cette question des passerelles concerne également les médias.

Le développement d’un véritable écosystème médiatique spécialisé dans les cultures asiatiques fait partie des réflexions portées autour de The A Festival.

Presse traditionnelle, télévision, webzine : médias spécialisés, photographes, journalistes, créateurs de contenus et influenceurs occupent aujourd’hui des rôles différents, mais complémentaires.

L’enjeu n’est plus uniquement de générer de la visibilité au nom d’un artiste, il s’agit également de structurer progressivement un environnement médiatique européen capable de raconter ses scènes avec ses propres codes professionnels.

Cette évolution pourra permettre de renforcer les échanges entre productions asiatiques et médias européens, tout en donnant davantage de visibilité aux professionnels qui travaillent déjà sur ces cultures.

La France comme porte d’entrée européenne

Dans cette perspective, la France pourrait également jouer un rôle particulier.

Avec son marché culturel, son réseau médiatique et son positionnement européen, elle peut constituer une porte d’entrée pour des artistes et industries qui cherchent à développer leur présence sur leur continent.

The A Festival porte ainsi une réflexion qui dépasse largement son territoire d’origine : à terme, l’ambition pourrait être de développer des collaborations avec d’autres pays européens et de faire circuler artistes, professionnels et contenus au-delà du seul marché français.

Dépasser la K-pop

Autre enjeu majeur, sortir progressivement d’une vision de l’Asie réduite à quelques phénomènes déjà largement identifiés.

La K-pop a incontestablement joué un rôle essentiel dans l’ouverture du public français aux cultures asiatiques contemporaines. Mais elle n’est désormais plus le seul point d’entrée.

D’autres scènes musicales, d’autres industries, et d’autres pays commencent à trouver leur public en Europe.

The A Festival entend précisément participer à cette ouverture.

L’enjeu consiste à permettre au public de découvrir une Asie plus large, plus diverse et moins prévisible, en donnant une place à des artistes et à des marchés qui restent encore sous-représentés dans les circuits européens.

Une première édition, comme point de départ.

Il serait encore trop tôt pour dresser un bilan définitif du festival. Cependant, ce qui ressort des échanges avec Emmanuelle Hamelin et Marie-Pierre Medouga-Ndjikessi, dépasse déjà la simple réussite d’une première édition.

Le véritable projet semble se situer ailleurs, dans la construction progressive d’un espace européen capable d’accueillir, de promouvoir et de faire dialoguer les différentes expressions des cultures asiatiques.

Le festival ne cherche donc pas uniquement à faire venir l’Asie en France.

Il cherche à construire les conditions permettant à ces cultures de s’installer durablement dans le paysage culturel européen.

Et c’est peut-être là que réside sa véritable ambition. Dans quelques années, la présence sur une scène française d’un artiste thaïlandais, coréen, japonais, philippin ou issu d’une autre scène asiatique ne devrait plus être perçue comme un élément exceptionnel. Elle deviendrait simplement une évidence.

Le festival pourrait alors ne plus être simplement un festival à découvrir, ne pourrait plus être simplement un ODRANI, mais l’un des marqueurs d’une nouvelle étape dans les relations culturelles entre l’Asie et l’Europe.

L’équipe d’ActuKoncerts adresse ses sincères remerciements à Emmanuelle Hamelin et Marie-Pierre Medouga-Ndjikessi pour avoir accordé cet entretien particulièrement enrichissant. Une discussion qui permet de mieux comprendre les origines de The A Festival, les ambitions et la vision culturelle qui se dessine derrière ce projet.

Pour retrouvez toutes les infos pratiques sur The A Festival, c’est ici

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THE A FESTIVAL une promesse de 2 jours d’expérience de culture pop asiatique par @Envol Production et @5 Oceans Studio Un programme qui fait sensation et déjà la présence de @JASP_EROFFICIAL d’annoncé !! #JASPER #TPOP #Kpop #asia #Festival

♬ son original – ActuKoncerts

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